On se heurte souvent à des freins innombrables pour mettre en œuvre l’approche globale de la ville par le croisement des regards. Chacun est dans sa sphère, dans ses contraintes de calendrier, d’échéancier. Le temps passé pour se rapprocher d’autres acteurs est rarement considéré comme productif et souvent difficile à justifier. Le temps de l’échange avec d’autres champs de compétences nécessite d’expliquer ce que l’on fait et pourquoi on le fait ; l’exercice demande modestie et ouverture.

VivaCitéS Hauts-de-France a imaginé des temps particuliers qui permettent une rencontre informelle des acteurs de la cité issus de champs différents : les « casse-croûtes ». Il semble que ce soit bien l’idée du temps  » off  » qui plaise autant que les contenus riches et variés des actions présentées et les débats sans enjeu autre que de donner du sens à sa propre action.

Ces temps d’échanges et de mise en débat sont la base même de VivaCitéS Hauts-de-France, toutes les autres actions en découlent car c’est là où s’expriment les acteurs et où se capitalisent les regards de chacun.

La formule est simple, le temps du midi, un vendredi par mois :

  • la présentation d’une action, d’un projet, d’une réflexion… par un acteur (élu, professionnel, habitant, association),
  • la mise en débat d’un sujet lié à cette action,
  • le « mot en tension – mot intention » : choix d’un mot par celui qui présente, libre commentaire de ce mot à partir du dictionnaire étymologique par Henry-George Madelaine, échange sur les représentations que chacun a de ce mot.

Ces temps d’échanges, en dehors de tout enjeu opérationnel ou institutionnel, permettent le ressourcement des acteurs, la connaissance des autres et de leurs actions. Ils favorisent les actions en partenariat. Ils donnent du sens à l’action. Ils représentent des temps de co-formation et de qualification des acteurs.

Casse-croûte du vendredi 27 mai 2016

EXPOSITION « POUR UNE POIGNEE DE DEGRES »

Par Nathalie Sédou, directrice adjointe Maison Régionale de l’Environnement et des Solidarités de Lille.

A défi universel, réponse universelle

« Pour une poignée de degrés » est une exposition fondée sur la participation du public et la pratique de la photographie, pratique culturelle très partagée. Elle propose un dialogue en images qui viendrait figurer les enjeux du changement climatique : ses causes profondes, ses multiples impacts, notre capacité à affronter ce défi commun. En creux, elle nous interroge sur le rapport entre l’humain et la nature, sur notre façon d’habiter le monde.

« S’il nous fallait un « état d’urgence » pour nous secouer, pour mobiliser ce qu’il y a de meilleur en nous, voilà, nous y sommes ». Amin Maalouf, Le Dérèglement du monde

Et si l’art nous aidait ?

Dix œuvres, d’artistes reconnus ou issus de la jeune création, constituent le socle de ce projet qui  s’enrichit en ligne jusqu’au 30 novembre 2016. Dix photographies choisies pour leur force poétique, et leur qualité d’évocation. Entrées en résonance, elles évoquent de façon impromptue le changement climatique. Elles interrogent notre capacité d’agir dans un environnement bouleversé.

Le public est invité à poursuivre la recherche, avec ses propres photographies, en réponse aux premières images. Laissez-vous inspirer par leurs visions et partagez vos propres représentations !

Pour cette deuxième présentation à la gare St Sauveur, les 10 œuvres sont associées à une vaste sélection des photographies soumises sur ce site.

Eric Le Brun, commissaire de l’exposition.

http://degres.photos/le-projet/

www.degres.photos

Horaires : 12h15/14h00

Lieu : Gare St Sauveur, Boulevard Jean-Baptiste Lebas à Lille

PAF : 6 euros (pour les sandwichs) inscriptions auprès de beatrice.auxent@nordnet.fr avant le 27 mai à 8h0

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